Agnès, douloureuse chronique

Agnès, douloureuse chronique

Agnès vit avec la douleur depuis la dernière intervention chirurgicale qu’elle a subi pour supprimer une tumeur retro-rectale très importante.  Pour venir à bout de cette tumeur, le chirurgien a été contraint de procéder à l’ablation du coccyx, et de toucher au nerf pudendal. Depuis, la marche, la station assise, et d’innombrables gestes du quotidien sont devenus extrêmement douloureux pour Agnès. Elle utilise Bliss en complément de ses antalgiques, pour mieux supporter la douleur.

Pouvez-vous nous expliquer comment vous avez eu recours à Bliss ?

Comme je n’ai plus de coccyx et que le nerf pudendal est touché, tenir la posture assise est très difficile pour moi. On ne le sait pas bien mais le coccyx et ce nerf ont un vrai rôle dans la stabilisation de la position assise. Moi, je ne le peux pas. Marcher,  rester immobile, être assis : la douleur est là, constamment, et bien souvent avec virulence. J’ai un traitement antidouleur à base d’opiacés pour m’aider, mais j’utilise Bliss en complément.  J’ai connu cette solution par l’intermédiaire de mon mari. Il a identifié Bliss pendant une manifestation dédiée à l’innovation en Mayenne. Quand Mélanie a exposé la fonction de sa solution, mon mari s’est dit « Pourquoi pas ? » Très peu de temps après Mélanie et moi faisions connaissance. Elle m’a laissé un dispositif pour l’été pour que je puisse l’utiliser à mon rythme, selon mes besoins.

Bliss est donc un complément ?

C’est exactement ça.  Je prends régulièrement des opiacés pour gérer ma douleur. Mais à force de souffrir, mon seuil de tolérance a fortement augmenté. Mon organisme s’est fait à la souffrance, il réagit avec elle. Mais quand j’arrive à un niveau de 7 à 8 sur une échelle de 10, j’ai recours aux médicaments pour pouvoir supporter la douleur.  D’autre part je dois suivre une diète bien précise pour pouvoir supporter mes opiacés, et cela a des conséquences sur mon système digestif participe aussi à la douleur que j’éprouve. Il me faut tenir compte de tout un tas de paramètres et parfois c’est compliqué. Bliss vient compléter mon traitement, en me soulageant sans que je sois obligée de ne compter que sur mes médicaments. C’est une aide supplémentaire pour moins souffrir. Bien sur ça n’arrête pas mon traitement, la prise d’opiacés mais cela a réduit ma douleur. Je souhaite vraiment que ce dispositif médical sera vite diffusé et mis au service de personnes douloureuses.

Comment pourriez-vous décrire ce qui se passe avec Bliss ?

Dès la première séance, j’ai tout de suite ressenti  un mieux, une forme de repos. Mon entourage m’a fait constater que même les traits de mon visage étaient détendus. Le lendemain et les jours suivants, j’ai recommencé, et l’effet était là, soulageant, encore. Comme une forme de repos et de distance d’avec la douleur. Je ne saurais pas vous dire si c’est l’image, la musique, l’ensemble ? Mon cerveau est concentré sur ces paysages. Je ne dis pas que je ne souffrais plus, mais ça me permettait de faire des taches ménagères comme le repassage. Ca n’a l’air de rien mais dans mon état, faire ces petites choses du quotidien c’est un vrai défi, car debout ou assise,  je souffre.  Et pouvoir se réapproprier ces petites choses, ça participe à garder le moral, ce à quoi je tiens beaucoup.

Cela me permet tellement de mieux vivre, de gérer ma douleur, suivre mon traitement.  Il faut bien que les gens comprennent que ça n’est pas un miracle, c’est vraiment une aide précieuse quand on souffre et que l’on suit des traitements contraignants. C’est une bulle de bien-être, qui profitera je l’espère, à beaucoup de monde.